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Histoire et patrimoine

Nommée autrefois "Vitry-en-Perthois", cette ancienne place forte fut démantelée à la fin du XVIe siècle, à la suite de sa destruction totale par Charles Quint. François 1er fonda Vitry-le-François en 1545, lui donnant son nom et ses armes :

"D'azur à une salamandre d'or, la tête contournée et couronnée de même, couchée dans un bûcher ardent de gueules ; au chef d'azur soutenu d'or et chargé de trois fleurs de lys de même"

Avec pour devise "Nutrisco et exstinguo" (je m'en nourris et je l'éteins), le nouveau Vitry fut réalisé par l'architecte-ingénieur italien Girolamo Marini.
Au cours de la seconde guerre mondiale, la ville fut rasée à 90%. Ville neuve, entièrement reconstruite, Vitry-le-François poursuit toujours son développement.

Vitry d'hier à aujourd'hui

De Vitry-en-Perthois à Vitry-le-François

En 1544, Charles Quint assiège Saint-Dizier et les opérations traînent en longueur. Cantonnée à Vitry-en-Perthois, une troupe, estimée à environ deux mille hommes, cavaliers et fantassins, harcèle à revers les assiégeants. Charles Quint décide une action contre Vitry-en-Perthois.
La ville est-elle détruite par un incendie allumé par les Français pour pratiquer la technique de la terre brûlée ou par les vainqueurs se conduisant en soudards ? Il ne semble pas toutefois que la ville ait été complètement démolie. Afin de remplacer l'ancienne défense, François 1er décide, par lettres patentes en date du 29 avril 1545, de créer une nouvelle ville et confie le choix du site à cet architecte italien : Girolamo Marini.

Les armes de Vitry-le-François

Quand François 1er décida de reconstruire Vitry en Perthois, détruite par les soldats de Charles Quint, sur l'emplacement du village de Maucourt, il donna à cette nouvelle ville son nom et ses armes (mai 1545) : une salamandre. La Salamandre apparaît dans les armoiries des comtes d'Angoulême vers 1450 et dans celles de leurs descendants. On prêtait à cet animal d'étranges pouvoirs : il se nourrissait du feu et pouvait l'éteindre. La salamandre est aussi l'emblème de l'amour et de la valeur.

Un plan en damier

Cette nouvelle cité va se nommer Vitry-le-François. Elle se présente sous la forme d'un carré de 612 mètres de coté, toutes les rues sont rectilignes et se coupent à angle droit. Quatre portes, avec pont-levis, s'ouvrent aux quatres points cardinaux. En 1745, devenues vétustes, on les remplace et on donne à celle qui se tourne vers Paris un aspect monumental. Cette porte, démontée en 1939, a été réédifiée à la sortie sur Châlons en 1982. Une halte, dont la charpente de châtaigner était remarquable, est édifiée en 1546 (détruite en 1940). Dès 1557, les travaux de construction de l'église actuelle débutent mais ne s'achèveront qu'en 1898, après un arrêt survenu en 1754.

Une ville géométrique

Girolamo Marini, architecte italien, s'est trouvé devant une feuille blanche et entièrement libre pour dessiner Vitry. Il avait le choix entre différentes figures géométriques. La ville est finalement un carré associé à une disposition en damier : la place centrale est carrée et la ville est d'abord scindée par deux grandes rues qui se croisent à angle droit, formant quatre carrés dont chacun est divisé en quatre parties par des rues.
Toutes ces rues sont perpendiculaires entre elles et rectilignes, sauf la rue des Tanneurs qui a conservé son tracé sinueux. Le plan tracé, il fallut nommer quelques dizaines de rues qui n'avaient aucun passé ; une solution a été de leur donner les noms des mois de l'année, puis des noms de saints.

En souvenir

Le président de la République Sadi Carnot effectua une spectaculaire revue des armées de Matignicourt en 1891. Son assassinat à Lyon, trois ans plus tard, suscita une vive émotion à Vitry qui décida d'ériger, dans le jardin public, un monument commémorant sa visite et de donner son nom à l'avenue la plus proche.

Vitry-le-François et la Bataille de la Marne

à toutes les époques de l'histoire, Vitry et sa région, avec leur position stratégique de première importance, se sont toujours trouvées sur le chemin des invasions, en subissant les excès, les dures épreuves et tous les dommages.
Le conflit mondial, qui débute au mois d'août 1914, ne fait que confirmer cette destinée, la citée se trouvant rapidement placée dans l'un des principaux axes de l'avance ennemie.
Le 4 août 1914, le Général Joffre installe son état Major au Collège. Les Allemands font leur entrée le 5 septembre dans une ville presque entièrement évacuée.

Le 6 septembre les troupes françaises passent à l'offensive. La bataille de la Marne commence et fait rage à Glannes, Huiron et au Mont Morêt. Les obus sifflent au-dessus de Vitry. Les blessés affluent à l'hôpital, dans les collèges, les écoles. La ville sera décorée de la Croix de guerre.

Le Vitry contemporain

Notre ville se signale, dans les guerres coloniales, par les actions du Colonel Moll au Tchad (décédé en 1910. En 1914, le collège de garçons abrite le quartier général du Général Joffre du 4 au 31 août. La ville est au centre de la bataille de la Marne, elle sera une ville-hôpital durant toute la première guerre mondiale.

Le 16 mai 1940, des bombes incendiaires mettent le feu à un quart de la ville. La bataille du 13 juin 1940 incendie le reste de la cité qui est sinistrée à plus de 90%. Les ruines se couvrent de baraquements destinés à loger la population. Le 28 juin 1944, les Alliés bombardent Vitry : 105 civils sont tués et les destructions sont très importantes. Lors de ces évènements tragiques, la ville de Toulouse viendra en aide aux Vitryats et deviendra, ainsi, sa marraine de guerre.

Dès les années cinquante, le carré de François 1er, la Halle (1952), la sous-préfecture (1953), le collège (1959), l'Hôtel de Ville (1962) sont reconstruits. La forme en carré de l'ancienne ville est heureusement conservée, tous les fossés sont comblés, ainsi que le canal et ses dépendances qui bordaient la ville au Nord.

Fin des années 50, les habitations à loyer modéré (HLM) font leur apparition avec la "Fauvarge" (1957), puis "le Désert" (1962), "Rome St Charles (1964)" et le "Harnois" (1967). Durant les années 6o, Vitry et Tauberbischofsheim (T.B.B. - www.tauberbischofsheim.de) vont concrétiser leur rapprochement. C'est le 29 mai 1966, que les maires des deux cités, M. WaIter GROSCH et Jean JUIF, vont signer des protocoles d'amitié et de collaboration.

Vitry continue de se développer pour prendre le visage actuel que chacun lui connaît. Du Vitry de Marini ne subsistent que deux "dames" : des fortifications et une maison à pan de bois et cour intérieure avec galerie, rue de la Tour.

D'après Gilbert Maheut, cartes postales aimablement prêtées par Bernard Moings.

Un patrimoine remarquable

Le style classique prédomine avec l'Hôtel de Ville, ancien Couvent des Récollets du XVIIe siècle, la Chapelle Saint-Nicolas du Bas Village décorée d'ancres marines, la Porte du Pont et surtout la Collégiale Notre-Dame (XVIIe et XVIIIe siècles) et son imposante façade à deux tours. Cette église repose sur une structure identique à celle des grandes cathédrales.
Devenue semi-piétonne, la Place d'Armes, carrée, qui servait autrefois aux exercices des soldats révèle en son centre la statue de la rivière Marne érigée en 1840 et communément appelée "la déesse".
Le patrimoine architectural de la région de Vitry se caractérise également par l'utilisation du pan de bois (presbytère), mélange de matériaux de la région, chêne, terre grasse et paille hachée (torchis)...

Passionné d'histoire ? Contactez :

La société des sciences et arts de Vitry-le-François
2, rue Nochet
51300 Saint-Amand-sur-Fion

Les Amis de la Collégiale
Président Monsieur Yves Baudin
4, rue du Perthois
51300 Norrois
amisdelacollegiale.free.fr

Place d'Armes et la Déesse

Située à l'intersection des 4 artères principales de Vitry, la Place d'Armes tourne le dos à l'Hôtel de Ville et regarde la Marne en direction de Paris, dominant celle que tout le monde ici appelle "La Déesse".

L'Hôtel de Ville

La ville de Vitry-le-François fut fondée par François Ier en 1545 et c'est son successeur Henri II qui donna l'ordre de construire un Palais Royal, sur l'emplacement actuel de la Poste et de la Caisse d'Epargne, destiné à abriter le palais de justice, les différents tribunaux, le service des finances et l'échevinage qui était sensiblement l'équivalent du Conseil Municipal et des services municipaux.

La Collégiale

Après l'incendie de Vitry par les troupes de Charles-Quint, en 1545, et le démantèlement de sa forteresse - à l'emplacement de l'actuel Vitry-en-Perthois - François Ier ordonna la reconstruction de la cité, à proximité du confluent de la Saulx et de la Marne. Conçue comme une place forte, elle fut l'oeuvre de l'architecte militaire bolonais Jérome Marini.

la Porte du Pont

XVIIIème siècle, Vitry-le-François, ville fortifiée, était entourée de remparts doublés, de toute part, de fossés remplis d'eau, sauf à l'ouest où un bras de la Marne protégeait la ville. Quatre portes orientées vers les quatre points cardinaux donnaient accès à la Cité. Vers le milieu du siècle, ces portes menaçaient ruine ; il fut question de les reconstruire. C'est ainsi que le Conseil de la Ville avec à sa tête le Maire Nicolas JACQUIER décida le 28 avril 1745 la reconstruction de la Porte de FRIGNICOURT.

Vitry : ville-étoile

Vitry-le-François est le point de rencontre de différentes voies de communication : carrefour fluvial, relayé au XIXe siècle par l'ouverture de 3 canaux (voir encadré), carrefour ferroviaire datant du milieu du XIXe siècle, avec les lignes Paris-Strasbourg et Calais-Lyon-Méditerranée, carrefour routier grâce à la route RN 4 de Paris à Strasbourg, en direction de Saint-Dizier et du Sud de la France et la RN 44 de Reims à Vitry-le-François.
A savoir : "La batellerie" Le transport par eau a joué un rôle fondamental dans l'histoire de Vitry-le-François. En choisissant le site de Maucourt, François 1er et son architecte Marini pensaient déjà à utiliser la rivière pour accroître le développement de la ville. Antérieurement à la fondation de Vitry existait le petit port du Bas-Village. C'était le fief des bateliers de l'ancien Maucourt.

Personnages célèbres

Abraham de MOIVRE (1667-1754)
protestant réfugié à Londres, mathématicien de renommée mondiale, ami et confident de Newton, un des créateurs du calcul des probabilités.

François JACQUIER (1711-1788)
Moine minime, mathématicien et commentateur des "Principes" de Newton.

Le colonel Marc-Edmond DOMINE (1848-1921)
Par sa brillante résistance au siège de Tuyen Quan (Tonkin, 1885) efface le souvenir des défaites de 1870.

Auguste CHOISY (1841-1909)
Architecte et archéologue, auteurs des ouvrages "l'art de bâtir chez les Romains" et d'une "Histoire de l'architecture".

Pierre-Joseph LEROUX (1795-1870)
Pharmacien qui obtient le premier à partir de l'écorce de saule la saliciline pure et cristallisée d'où dérivera l'aspirine.

René GATEAUX (1889-3 octobre 1914)
Mathématicien promis à un brillant avenir, mort au champ d'honneur à la tête de sa compagnie d'infanterie.

Louis-Rémy AUBERT-ROCHE (1810-1874)
A un rôle actif lors de la révolution de 1848 et se révèle un organisateur hors pair en dirigeant le service médical du personnel qui a creusé le canal de SUEZ.

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